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Restick-my-heart

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Sounds of the Heart Kerli & Tokio Hotel - Strange (Full Version)  

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Création : 30/11/2009 à 07:10 Mise à jour : Aujourd'hui à 07:50

яєѕтι¢к му нєαят


Fiction.
Pas de plagiat, merci.

Concours

Concours



Le NOUVEAU concours est lancé !

Je suis désolée pour le retard, avec le boulot & les études, j'ai du faire une pause. Mais je m'y remets sérieusement ! Je lance donc un NOUVEAU CONCOURS puisque l'ancien n'a pas abouti, il prendra fin le 21 Juin 23h59.

Je vais donc tout vous expliquer !



Les gagnants :

1er : Une parure de lit Tokio Hotel, une photo du groupe dédicassée -devant un hôtel-
2eme : Une photo du groupe dédicassée -devant NRJ-
3eme : Une paire de boucle d'oreilles Tokio Hotel
4eme à 10eme : Un poster.


LA PERSONNE QUI AURA AMENER LE PLUS DE LECTRICES à S'INSCRIRE A MA NEWLETTERS GAGNERA LA SERVIETTE DE BILL KAULITZ lancée dans la fosse le 16 octobre a Bercy

Les règles :

C'est un concours dont le but est de gagner le plus de points possible. Rassurez-vous il n'y a rien à payer, pas de sms à envoyer ça n'a rien à voir avec un concours style Weetix. Comme mon but est de me faire connaître, chaque aide que vous m'apporterez pour y parvenir vous apportera des points. Mais il faut impérativement me prévenir de tout ce que vous faites par commentaires surtout sinon, comme je ne suis pas devin, vous n'aurez pas les points. Quand vous laissez des commentaires pour gagner des points pour le concours, ajoutez (C) à la fin de chaque commentaire.


Maintenant voyons comment gagner des points

- Kiffez un de mes articles : 1 point
- Postez un commentaire : 2 points -Pas de chiffres ou de commentaires mots par mots-
- Faites moi un lien sur votre blog : 5 points -Un lien par article au maximum-
- Partagez mon blog sur votre mur Facebook : 5 points - cinq fois par jour maximum-*
- Faites moi un article complet sur votre blog : 5 points
- Amenez moi une nouvelle lectrice : 50 points -Si une personne s'inscrit à ma Newletters & me laisse un commentaire en précisant qu'elle vient de votre part-


J'espère que vous avez bien tout compris =)




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#Posté le mardi 06 décembre 2011 00:10

Modifié le mercredi 16 mai 2012 07:50

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Moi c'est Bill kaulitz. Ou la perfection incarnée, comme vous voulez

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#Posté le vendredi 19 août 2011 07:45

Modifié le mercredi 07 décembre 2011 08:49

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#Posté le vendredi 26 août 2011 20:06

Modifié le mercredi 07 décembre 2011 12:39

J'obtiens toujours ce que je veux

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J'obtiens toujours ce que je veux

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J'espère qu'elle va bientôt fermer sa gueule cette grosse conne. Non, je ne suis pas méchant, juste fatigué. Je ne pense pas utile de vous faire les présentations, mais, dans le cas où votre petite personne inculte ne me connaitrait pas, je vais le faire. Moi, c'est Bill Kaulitz, ou la perfection incarnée, comme vous le sentez. Je n'ai pas besoin de vous faire une description complète, j'ai posé dans tant de magazines que vous savez qui je suis. Et cette salope qui me casse les couilles depuis une heure, c'est une cliente. Je bosse dans un salon de coiffure qui propose aussi des services de maquillage et de manucure. Je suis évidemment polyvalent, employé modèle. Et parfois, comme aujourd'hui, je reçois des clientes habituées qui ne veulent être coiffées, manucurées ou maquillées que par moi, et personne d'autre. C'est chiant, mais c'est flatteur. Ce n'est pourtant pas dur, souriez de toutes vos dents, plissez légèrement les yeux et lancez quelques compliments. Faites semblant de vous intéresser à leur misérable existence et vous étofferez votre porte feuille client sans soucis et très rapidement. Mais même si ce sont ces gens là qui laissent le plus gros pourboire, elles me font chier. Je ne m'intéresse pas du tout aux premiers pas de leurs enfants, à leurs disputes avec leur mari, à leurs adultères, à leur travail ou encore à leurs vacances. Je fais juste en sorte de métamorphoser leur apparence pour qu'elles se sentent belles. Je vous ai parlé de magazines. Non, je ne suis pas mannequin. Enfin si, mais à mes heures perdues et pour arrondir mes fins de mois. Travailler dans un salon, peu importe sa réputation, ça ne permet pas de gagner un salaire de ministre. Alors disons simplement qu'avec mes photos, je gagne de quoi payer mon bel appartement en région parisienne.

Je finis les ongles de ma cliente sans même écouter ses compliments et ses éloges sur mon travail. J'effectue l'encaissement en lui lançant un petit regard séducteur. Elle glisse un billet de dix euros dans la poche de mon slim. Amusé de voir son comportement si pathétique, je lui fais un petit clin d'½il, et un autre billet de cinq euros dans ma poche. C'est tellement facile de cerner les gens, de leur faire entendre ce qu'ils veulent, de les flatter .. Il n'y a pas besoin d'être sincère. Le paraitre fait tout. Et j'obtiens toujours ce que je veux, toujours.

Il est dix neuf heures, fermeture du salon. Après m'être remaquillé en piquant quelques produits du salon, je rabats ma capuche en fourrure et ferme la devanture du magasin. Mes talons claquent sur le sol tandis que je me dirige vers ma voiture. Ma voiture, oui, mon Audi TT noire. Je pose mon sac à main Dior sur le siège passager et démarre mon bijou. Ce doit être la seule chose à laquelle je tiens, ma voiture. Je l'aime plus que n'importe quoi, ou n'importe qui. Je traverse le centre ville et rentre ma voiture dans mon garage. Je ne vais pas me doucher maintenant, il faut absolument que je sois parfaitement maquillé, habillé et coiffé, en cas de changement de programme pour ma soirée. Je m'installe dans mon canapé en cuir, profitant de ma vue sur la tour Effel par la baie vitrée en fumant une cigarette.

Je me connecte à internet, et vérifie mes comptes bancaires. Plus que quatre mille euros en réserve, le loyer arrive dans deux jours. Bien, il va donc encore falloir faire des concessions pour subvenir à mon petit confort. Car voyez vous, j'ai été viré de chez moi quand mon père a appris que j'étais bisexuel. Depuis, même s'il a voulu s'excuser après avoir réfléchi, il peut aller se faire foutre. On ne rabaisse pas Bill Kaulitz, ou alors une fois, mais pas deux. Sa vie est devenue bien triste, j'ai convaincu mon frère Tom, à force d'arguments sans fondements, de quitter le domicile familial, et j'ai informé ma mère que mon père la trompait. Evidement, rien de tout ça n'est vrai, mais je m'en fous. S'attaquer à moi, c'est risquer de mettre tout son petit monde en danger, la preuve. Sachez que je n'ai aucun scrupule, aucun. Je mens, je manipule, mais au moins, j'ai tout ce que je veux.

J'ouvre ma boite mail. Des dizaines de mails à trier. Je retiens le second, et supprime les autres avant de le lire.

« Bill Kaulitz, intéressé pour une nuit ? Tes dernières photos sont sublimes et m'ont donné envie de te rencontrer ! »

Eh bien, voilà qui tombe bien. Il fallait que je remplisse mon compte bancaire. Non, je n'ai aucun respect pour moi-même. Je n'ai aucune honte à avouer que je couche pour de l'argent et que je pose pour des magasines gays dans des positions plus que suggestives. C'est comme ça que je peux payer mon appartement dans le seizième arrondissement de Paris. Que croyez-vous ? Je prends mon I phone et contacte donc ce jeune homme grâce au numéro qu'il a laissé en bas de son email. Dans une heure, hôtel Crillon. Evidemment, vous vous doutez que les frais de la chambre sont à sa charge, en plus de ce qu'il me doit. Je dirais qu'au minimum, ce soir je rentrerai avec six cent euros en poche. Ne couche pas avec Bill Kaulitz qui veut, j'ai des tarifs élevés, je l'assume. Ne vous inquiétez pas pour mes clients, ou clientes, ils sont toujours entièrement satisfaits de moi.

Cependant, je pense que ce ne sera pas assez. J'épluche donc mes emails plus en détails dans ma boite de suppression et cale un autre client pour deux heures, et une cliente pour une prestation de striptease pour un anniversaire dans mon agenda. Je vais encore me coucher tard, et demain, je dois être à neuf heures au salon. Peu importe, je prends des vitamines, pour que le fait de dormir trois heures par nuit ne soit pas un problème.

Le lendemain

Il est sept heures, l'heure de se lever. Je pousse mes couvertures et me dirige directement vers la salle de bain, encore courbaturé à cause de mes galipettes de la veille. Je passe sous la douche. Je m'épile les repousses, me maquille, me coiffe. Oui, c'est tout un rituel le matin. Mais j'ai une réputation à tenir. Huit heures quarante-cinq, j'ouvre le rideau du salon, vérifie mon maquillage une dernière fois dans le reflet de la vitre. Parfait ! J'allume les lumières et branche les appareils. Au final, ma petite soirée m'aura rapporté près de mille cinq cent euros. Vous aimeriez gagner autant en une nuit, n'est ce pas ? Mais ce n'est pas possible, vous n'êtes pas moi. Les clientes défilent, et je passe d'une permanente à un maquillage de jour, d'une manucure à un soin du visage, d'une coupe à une pose de faux ongles... Et ça va continuer toute la journée. En plus de mon salaire de mille sept cent euros par mois, j'arrive en moyenne à obtenir une centaine d'euros de pourboire par jour. Oui, je travaille vite, bien, et je flatte les gens. Alors, je ne fais qu'emplir mes poches, c'est simple dans ce quartier bourge.

Je rends son manteau à ma dernière cliente, son balayage lui plait énormément, et voilà encore trente euros dans ma poche. Je rassemble mes affaires et quitte le salon. Direction un hôtel, pour une séance photo. Je confie ma TT au voiturier tandis qu'un réceptionniste m'accueille, et me mène à ma chambre. Mon photographe est déjà là, il a tout préparé. Je retouche mon maquillage et examine les tenues qu'il me propose. Elles sont toutes osées.

- Bill, tu es sûr de ne pas vouloir d'une maquilleuse ? Elle est toujours là, mais tu ne la demandes jamais.

- Ecoute, personne ne touche à mon maquillage, si ça ne te convient pas, tu es libre d'appeler un autre modèle.

- Non, bien sûr non. Je m'excuse.

- Je m'excuse, ça ne se dit pas. Tu ne peux pas t'excuser tout seul, on présente des excuses à la limite. Tu n'as pas fait une fac de lettres ?

- Si, je te présente mes excuses.

- Oui, ils te rapportent moins c'est évident. Puis, tu n'es qu'un petit photographe, estime toi déjà heureux que je pose pour ton objectif. Je suis sûr qu'aucun de tes autres modèles ne te rapportent autant que moi, lorsque tes photos sont publiées.

- C'est vrai..

- Et tu ne voudrais pas que je m'en aille ? Au risque de voir des portes se fermer juste devant ton nez, de voir ton salaire diminué et tes enfants avec des jouets en moins à Noël, non ?

- Non Bill, reste.

- Merci. Inutile d'amener ta maquilleuse sous qualifiée, elle ne touchera pas mon visage, jamais.

J'opte pour un boxer blanc assez moulant, je repasse un coup de Khôl sur mes yeux et me pose dans le décor préparé par mon photographe. C'est moi qui décide de tout, je mène mon monde à la baguette. Au bout d'une demi-heure de shoot, je décide de changer de tenue. Je prends cette fois ci un vêtement au style un peu osé en cuir. Après une cinquantaine de poses toutes plus aguicheuses les unes que les autres, je remets mes vêtements et salue mon photographe. Il glisse dans ma poche une enveloppe de trois cents euros.

- C'est tout ?

- Tu sais bien comment je fonctionne. Pour chaque photo qu'on m'achète, tu toucheras la moitié de la vente. Et aussi, tu sais que tu toucheras des droits en plus si elles sont publiées. Je te contacte dans une semaine ou deux pour te donner des informations et te remettre ton chèque.

Je retourne à mon appartement. J'avais oublié comment il fonctionnait, car la plupart des photographes pour qui je pose me payent comptant, seulement, je ne touche rien par la suite, même en cas de publication de mes clichés. Alors, je ne sais pas ce qui est le plus intéressant financièrement. Je m'installe devant mon ordinateur avec une assiette de salade composée. Et oui, j'aimerai aussi pouvoir manger tout et n'importe quoi, malheureusement j'ai un corps à entretenir, c'est mon outil de travail. Je fais le tour de mon site. Sur ce site, il y a toutes mes photos de shoot, des plus simples aux plus osées. Ainsi que mon email réservé aux clients qui désirent des services particuliers, si vous voyez ce que je veux dire. J'ouvre mon agenda réservé à ma vie de noctambule.

Ce soir, trois rendez vous, c'est le maximum que je m'autorise par nuit, sinon je ne dors pas. Je détaille mon programme de ce soir. Un client pour des galipettes, un Lap dance dans une boite gay et deux heures d'escorte pour une cliente en soirée. Je cale d'autres rendez vous pour mes prochains jours, en prenant soin de bien remplir la page du dimanche. Oui, mon jour de repos est le plus rentable de la semaine pour moi. Entre les photos et les clients, je peux dire que mon agenda est déjà bien rempli pour cette semaine et la suivante. Je me remaquille une énième fois et part pour l'hôtel, ma veste en fourrure sur les épaules. Encore une soirée qui va me rapporter gros.

Quelques semaines plus tard.

Il est sept heures et le téléphone sonne. C'est bizarre. Il y a une règle d'or, ne jamais m'appeler. Soit c'est moi qui appelle, soit tout se fait par sms, ou par mail. Mauvaise nouvelle ?

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#Posté le vendredi 19 août 2011 14:25

Modifié le lundi 29 août 2011 09:46

Je ne t'aime pas Tom

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Je ne t'aime pas Tom

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Peut-être que c'est le photographe de mon dernier shooting. Il m'a envoyé plusieurs chèques avec quelques zéros récemment. Je décroche donc en toussotant un peu pour éviter la grosse voix du réveil. Eh oui, apparences obliges.

- Bill... Bill c'est moi, Tom.

- Oui ? Il y a un problème ?

- Ecoute, j'ai perdu mon boulot, je peux plus payer mon studio et si je n'ai pas réglé demain matin, je suis à la rue... Je suis désolé de faire appel à toi Bill, je sais qu'on ne s'entend pas très bien, mais, tu ne me laisserais pas dehors n'est ce pas ?

- Si, je le ferais sans scrupule.

- Bill, tu ne peux pas me laisser dehors en plein mois de décembre, laisse moi juste habiter deux ou trois jours chez toi, histoire de me remettre sur pied et de rechercher un autre travail, pour ensuite reprendre un nouvel appartement.

- Non

- Pourquoi ?

- Je ne veux pas que tu viennes gâcher mon petit confort, je ne t'aime pas Tom.

- Très bien, je pourrais dire à maman ce que tu fais pour habiter ton si bel appartement ?

- Tom, je n'ai aucune honte à faire ce que je fais. Tu peux le dire à qui tu veux, ça m'est égal.

- Même si une rumeur se répandait sur ton site, propageant des rumeurs sur le fait que tu sois victime d'une maladie sexuellement transmissible ?

- Tu ne ferais pas ça, tu ne gâcherais pas ma vie professionnelle ?

- Tu crois ?

- D'accord, viens. Deux semaines, pas plus.

Je sais qu'il est déjà en bas de mon appartement, je le connais par c½ur. Mais, ne croyez pas que j'ai cédé à ses menaces. J'estime simplement que personne n'a pas à avoir de tels comportements avec moi. Et, plus il sera près de moi, plus je pourrais lui faire subir tout un tas de saloperies, simplement par vengeance. A croire que je le connais plus que lui ne me connait. Je descends donc l'accueillir à contre c½ur, en affichant toujours ce sourire hypocrite sur mes lèvres. Il a bien maigri. Il n'a pas attaché ses locks et est vêtu simplement d'un baggy et d'un t-shirt.

- Tu ne porte plus le manteau que je t'ai offert pour ton anniversaire ?

- Non, je l'ai vendu. J'avais plus de quoi manger.


Faisant semblant d'être attristé, je lui prépare un petit repas, le temps qu'il prenne sa douche. Il sort en boxer et se met à table. On dirait bien qu'il n'a pas mangé à sa faim depuis quelques temps déjà c'est vrai. Tant pis pour lui, quand on veut vire au dessus de ses moyens, il faut être sûr de ce que l'on fait. Comme moi. Ne pensez pas que ce cadeau que je lui ai fait venait du c½ur. Non, c'était justement pour m'assurer qu'il pourrait le vendre et ne pas venir m'importuner chez moi. Mais, ne vous en faites pas. Il va vite regretter d'être venu. Je me cale devant mon ordinateur et fixe mes rendez vous avant de partir travailler.

- Tom, tu ne reste pas là, tu vas chercher du travail, tu ne rentreras qu'à dix neuf heures trente, lorsque j'aurais fini le boulot et fermé le salon.

Il n'a pas bronché. Il est parti en t-shirt par moins cinq degrés, pour s'acheter un ensemble plus présentable que ses fringues vers le Châtelet avec le peu qu'il lui reste dans son porte monnaie. Je pars donc pour le salon, le laissant seul sur le trottoir tandis qu'il tendait sa main pour ouvrir ma portière. S'il a cru une seconde que j'allais le déposer, il rêve. Il peut très bien prendre le métro, comme tous ces gens sans importance, coincés dans leur routine quotidienne. En plus, aujourd'hui, un photographe vient me prendre dans mon salon, pour poser pour un nouveau magasine de coiffure. Ce con, je l'ai prévenu, pas trop de bruit, interdiction de me faire une quelconque remarque. Je tiens à garder ma clientèle si généreuse et il est hors de question qu'il m'importune, moi ou mes clients, pour prendre telle ou telle pose, avoir telle ou telle expression. Il le sait.

Après quelques heures, différentes clientes, différentes tâches, il a enfin fini. Il a du prendre bien une centaine de photos, sous je ne sais combien d'angles différents. Il glisse une enveloppe de deux cents euros dans la poche de ma veste au vestiaire en m'adressant un mouvement de tête. Je finis ma journée, encore une fois en faisant semblant de m'intéresser à la vie de ces pauvres gens. Mais au final, une journée à cent cinquante euros de pourboire, en plus des deux cents euros de la séance, c'est parfait.

Arrivé devant ma porte, j'enlève ma capuche fourrée. Tom m'attends, mouillé, de la neige plein de les vêtements. Je lui ouvre la porte en lui demandant de se déshabiller à l'entrée pour ne rien salir. Il file sous la douche, et j'en profite évidemment pour préparer le repas. Une fois mon rôti mis au four, je prends son téléphone posé sur le bureau. Eh bien tom, tu as voulu jouer au con, alors jouons. Je suis plus fort que toi. J'épluche sa boite de réception. Ainsi il a une copine. Je me place devant le miroir et remonte mon t-shirt pour me prendre en photo, en prenant soin de cacher mon tatouage, je glisse doucement un de mes doigts dans l'élastique de mon slim pour cacher un minimum ce qui fait que je suis bien un homme et capture mon image. Maintenant envoyons un mms. Vous voyez, l'avantage d'être androgyne, c'est de pouvoir faire ce genre de crasse. Je lui envoie la photo en me faisant passer pour la maitresse de Tom, demandant à cette fille de l'oublier. Et, d'après les messages que j'ai reçu l'instant d'après, je peux dire que ma mission est bel et bien réussie. Je suis fier de moi. J'envoie ensuite un texto à son meilleur ami, me faisant passer pour la copine de Tom, pour lui demander de venir me réconforter, parce que Tom me trompe. Etant donné que ce pauvre type à des vues sur elle, et qu'elle semble désespérée, ce ne sera pas dur de provoquer un adultère, qui, au final, n'en est même plus un, puisque sa copine ne veut plus de lui. Je retourne dans la cuisine et lance la cuisson de mes pommes de terre. Son téléphone vibre encore et encore, des messages en masse.

Je l'entends sortir de sa douche en catastrophe. Il sort en peignoir pour attraper son téléphone. Il pensait sans doute rassurer sa petite pétasse sur le fait qu'il est logé, nourrit et qu'il cherche activement un travail. Dommage Tom. J'entends ses petits sanglots alors que je m'applique à remuer mes pommes de terre dans la poêle. Un sourire s'affiche sur mon visage. Je sais qu'il ne viendra même pas me demander pourquoi j'ai fait ça. Il le sait, je suis une pourriture, je l'assume. Et ses larmes ne me font pas le moindre mal, la moindre peine.

J'entends quelques accords, il a pris ma guitare. Je ne sais pas en jouer, c'est lui qui me l'a offerte il y a longtemps. Je la garde uniquement parce qu'elle fait classe dans mon appartement. Il joue cette musique, celle qu'il me jouait déjà quand nous étions petits. Celle qu'il jouait pour me rassurer, pour me consoler lorsque je me sentais mal. Bizarrement, la réentendre après tant d'années ne me fait aucun effet. Je me lève doucement pour me diriger vers le salon, je connais cette chanson par c½ur, je pourrais limite la jouer moi-même. Je m'installe près de lui, et me met à chanter sur ses notes. Je vois ses larmes couler, il baisse la tête. Mon frère est quelqu'un de fier, encore plus que moi je crois. Mais je n'éprouverai pas de remords. Il pose sa guitare et me serre dans ses bras musclés.

Tom, c'est inutile, je ne ressens rien, tu le sais bien. Je laisse ses mains se serrer autour de moi, je le laisse pleurer dans mon cou. Je caresse légèrement ses cheveux, il se lâche totalement et pleure à chaudes larmes. Oui sa vie n'est pas facile, je le sais. Mais je suis un monstre que voulez vous. Je chante doucement à son oreille, comme lorsqu'on était petits. Il se calme doucement et reprend ses accords plus calmement. Au final, on a passé bien une heure à enchainer les duos.

Plus tard dans la soirée

Je me mets à mon bureau et dessine. Oui, ça aussi ça me rapporte un peu, je fais des portraits, des dessins, à partir de modèles, pour les vendre. Je m'allume une cigarette et esquisse les premiers traits de Tom jouant de la guitare, avec pour décor la tour Effel visible par la baie vitrée juste derrière lui. Le cadre est parfait et mon dessins prend forme peu à peu.

- Bill, petit frère, je n'ai rien trouvé aujourd'hui, au niveau du travail.

- J'imagine.

- Tu ne voudrais pas qu'on forme un duo, un duo d'artistes.

- Toi et moi ? La blague.

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#Posté le vendredi 26 août 2011 18:38

Modifié le lundi 29 août 2011 08:14

L'important, c'est qu'on me regarde. Peu importe de quelle façon.

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L'important, c'est qu'on me regarde. Peu importe de quelle façon.

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- Ca pourrait nous rapporter un peu, que je t'aide à payer les courses et les charges.

- Non.

Son regard s'assombrit tandis que je réfléchis en améliorant mon dessin. Après tout, si ça marche, ça ne me fera que de l'argent en plus. Oui, ma cupidité n'a aucune limite. Reste à voir, si jamais ça fonctionne, comment caser des dates dans des petits bars entre mon travail et mes rendez vous.

- En fait, pourquoi pas.

Je le vois sourire. Enthousiaste, il me montre de suite ses compositions. Des chansons en anglais, traitant d'un peu tous les sujets. Mais il n'en a que les titres. Oui, il n'est pas très doué pour composer des paroles allant avec ses compositions. Il dresse le couvert, nous mangeons. Il n'y a que le son des informations de la télé pour mettre un peu d'ambiance. Il est encore sous le coup de ce que je lui ai fait. Moi, je grignote en composant des textes pour ses chansons. Le repas terminé, nous nous installons sur le lit. Il joue ses chansons, je l'accompagne au chant, en vérifiant que mes textes soient parfaits. Je pose mon caméscope sur le trépied en choisissant évidemment un éclairage qui me met plus en valeur que lui. Et nous enchainons les morceaux avec juste quelques secondes de pause entre chacune d'elles.

- Bill, comment tu fais pour être si froid, si méchant, si arrogant, tout en écrivant des textes merveilleux.

- Ce n'est pas une question de textes merveilleux. C'est juste que les gens sont émus pour un rien. Il suffit d'écrire des chansons où tout le monde peut se reconnaitre un minimum, et ils sont touchés. C'est tout. Ca devrait être simple de gagner du public.

J'essuie la petite larme qui coule le long de sa joue. Il pose sa main sur mon c½ur.

- Bill Kaulitz a un c½ur. Je t'aime petit frère.

Je ne réponds pas et récupère mes affaires, départ pour mes rendez vous du soir.

- Ne m'attends pas pour dormir. Je rentrerai tôt demain matin.

- Je sais où tu vas. Bill, tu n'es pas obligé de te vendre.

- Je fais ce que je veux, en attendant, celui des deux qui a la meilleure situation, c'est moi.

Je claque la porte et remonte le col de mon pull avant de partir à pieds. Mon premier hôtel n'est pas loin.

Quelques jours plus tard

Ce soir c'est notre première dans un bar. J'ai posté les vidéos de nos premiers duos sur mon myspace. Il y a déjà des gens qui aiment, qui m'ont posté de gentils commentaires. Oui, venez dépenser des sous pour nous voir. Il y a peu de gens dans ce bar, mais il faut bien commencer par quelque chose. Nous jouons une dizaine de morceaux, tous inventés la veille, durant mon repas. Et le pire, c'est que ça plait dans l'ensemble. Pitoyable. Non, nous n'avons pas de nom de groupe. Je ne joue que pour ramasser encore plus de fric. D'ailleurs, certains et certaines dans la salle savent bien qui je suis, et me regarde soit avec admiration, soit avec dégoût. Je m'en fous totalement. L'important c'est qu'on me regarde. Peu importe de quelle façon. Puis, la plupart des gens sont comme moi, attirés par l'argent. Oui, certains prennent des vidéos, des photos. Je sais que demain ils appelleront l'un des magasines pour lequel je pose, ou un people bas de gamme pour se faire de l'argent en publiant ces photos. Je ne blâmerai jamais personne capables de tout pour un peu d'argent. Et vous savez bien pourquoi.
C'est bien, le public applaudit. Tant mieux. Je laisse en évidence une petite affiche sur laquelle je laisse l'adresse de mon site. On ne sait jamais. Nous rentrons, et j'accepte cette fois de prendre Tom avec moi dans mon petit bijou.

- Tom, retire tes chaussures.

- Pourquoi ?

- Tu vas salir.

- Mais toi tu les garde !

- Moi je conduis chéri.

Il baisse la tête, enlève ses chaussures de sous marque et les glisse dans un sac plastique. Nous passons quelques rues, quelques boulevards. Je gare la voiture devant mon garage.

- Tom, la porte.

Je vois l'appréhension dans ses yeux. Il a juste haussé les sourcils, peut être un quart de seconde, mais sachez que je remarque tout. Il remet donc ses chaussures, les pieds à l'extérieur de ma voiture, à moitié dans la neige. Je le vois grimacer. Oui, c'est froid, ça brûle un peu je pense. Je sourie malgré moi. Oui, j'ai des tendances sadiques. Il s'avance vers ma porte de garage. Je le vois chercher. Il ne sait pas de quelle façon l'ouvrir. J'ouvre ma vitre, replace mes cheveux et mets bien en évidence la télécommande de ma porte de garage automatique. Oui Tom, tu pouvais toujours chercher. Je le vois marmonner, il n'est pas content. Ca me donnerait presque envie de rire. Nous montons. Il se rend directement dans la salle de bain et commence à prendre une douche. Seulement, il est tard, et j'ai envie de dormir. Bien sûr, vous l'aurez compris, si je veux, j'ai. C'est tout. Je me déshabille donc et pose mes affaires dans le panier à linge en espérant que la femme de ménage ne me les abîme pas au moment de les laver. Dommage Tom, rien ne ferme à clé chez moi. C'est une question de sécurité, je veux pouvoir aller partout. Je pousse donc la porte, et même s'il ne m'entend pas arriver, j'enjambe la baignoire en poussant un peu le rideau. Il sursaute et se cache l'entrejambe.
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#Posté le dimanche 04 septembre 2011 11:52

Modifié le lundi 07 novembre 2011 13:43

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